initiale_L

Glossae Scripturae Sacrae-electronicae (Gloss-e)


<26. Psalterium>

© Martin Morard laborante edidit, Marie-José Sorbets collaborante, Parisiis, 2015-2017.

En plus de la Glose, nous procurons ici un état du Psalterium gallicanum vel iuxta Septuaginta Hieronymo translatum (Edmaior.) aussi proche que possible du textus receptus en usage dans les liturgies latines à partir de la fin du 11e au plus tard. Le texte biblique du Psautier édité est donc celui de Rusch corrigé par les leçons attestées par la majorité des témoins de l’édition critique de la Vulgate (Ps-G plerique codd. et edd.). Les écarts de Rusch par rapport à l’Edmaior. correspondent très souvent aux leçons héritées du Psautier romain (Ps-R) conservées par l’usage liturgique même après l’adoption du Psautier gallican (Ps-G) dans l’empire carolingien à partir de la fin du 9e siècle. Ce textus receptus n’est pas homogène, loin s’en faut. On y distingue des leçons attestées dans des manuscrits d’origine linguistique ou sociologique commune : groupe insulaire [Hi ΩM], groupe cistercien [D14 D30], dominicains [R Lo], parisienne (ΩS), etc. Il n’est pas question d’en offrir une édition systématique mais seulement de situer les leçons du Psautier de la Glose de Rusch dans leur contexte philologique. Seuls Rusch et l’édition critique du Psautier gallican (Ps-G = Edmaior. = Weber) ont été systématiquement collationnés. Nous rejetons en apparat les leçons propres à Rusch ou à l’Edmaior. qui s’écartent du textus receptus, sauf si la leçon du textus receptus est signalée comme une glose interlinéaire, ce qui oblige à conserver la leçon de Rusch [voir apparat du texte, par exemple Ps 77, 69 : edificavit sicut unicornis / vel unicornium ]. Les autres témoins sont cités de manière ponctuelle, à titre de sondages, pour éclairer les origines et la postérité du Psautier édité ou des leçons attestées par la Glose. Lorsqu’une leçon est propre aux témoins mentionnés et à eux seulement nous le précisons par l’adverbe tantum. Dans tous les autres cas, nos déclarations de témoins ne sont pas exhaustives.

Rusch semble s’écarter des témoins du texte critique plus souvent dans le Psautier que dans les autres livres de la Bible. Les sondages effectués à ce jour indiquent que les gloses sur les titres bibliques des Psaumes sont plus nombreuses dans l’édition de 1481 que dans les anciens manuscrits de la Glose de Laon. L’origine de ces leçons propres à Rusch (Rusch tantum dans les apparats) reste à déterminer. Rusch s’accorde plusieurs fois avec le groupe insulaire [Hi ΩM] contre le textus majoritaire du Psautier ; il s’écarte moins souvent du Ps-R et des versions vieilles latines que le textus receptus parisien. Il est possible qu’il s’agisse de corrections apportées par Rusch pour faire concorder son texte avec les gloses patristiques mais je ne peux pas le prouver.

Les psautiers (non glosés) Hi ΩMω1 ω² (= Δ psautier O. P.) Ed1455 omettent toujours les titres bibliques des Psaumes. Nous ne le signalerons plus dans les apparats.

La numérotation des Psaumes est celle du Psautier Septante (Ps-G) seule en usage dans les bibles grecques et hébraïques jusqu’à la fin du 15e siècle.

La numérotation des versets en chiffre arabes correspond à la division moderne établie par les éditeurs du 16e siècle à partir de la stichométrie hébraïque, appliqué au Psautier latin à la fin du 16e siècle.

La numérotation en chiffres romains correspond à la stichométrie du Psautier latin traduit sur le grec de la Septante, déjà attestée par le Psautier romain (Ps-R) et conservée par saint Jérôme dans le Psautier gallican (Ps-G). Cette seconde division est la seule en usage dans la psalmodie liturgique latine et les commentaires bibliques jusqu’au concile Vatican II. C’est elle qui structure toutes les versions de toutes les versions médiévales de la Glose sur les Psaumes . La numérotation des versets de la stichométrie latine est pratiquement inconnue du Moyen Âge.

Les ponctuations intermédiaires (mediantes) sont indiquée par un astérisque. Elles sont de notre fait bien qu’elles reposent le plus souvent sur le consensus de Rusch avec la majorité des témoins du texte biblique. Nous réservons à une étude spécifique l’analyse des nombreuses variations de ces données propres à l’histoire du Psautier latin.

[Martin Morard 2017, travail en cours]

Testes collati

Glose en cours de révision [Ps. 1 à 22, 94, 150 etc. ].

Rusch : t. 2, Erfurt, f. 228rbva-326rb ; facsim., p. 456b-651b.

Ps-G : Psalterium iuxta Septuaginta Hieronymo translatu, in Biblia vulgata, ed. Weber-Gryson, Stuttgart, 1994, p. 770-954.

Testes allegati

P106 [Lien vers la numérisation]  ; Tr511 : GL locatim collatus

Fontes principales

Augustinus Hipponenseis, Enarrationes sive tractatus in Psalmos.

Cassiodorus, Expositiones in Psalmos.

Hieronymus (pseudo), Breviarium in Psalmos, PL 26.


Comment citer cette page ?
Institut de recherche et d'histoire des textes (IRHT-CNRS), « Glossa ordinaria cum Biblia latina, <26. Psalterium> » , dans Morard Martin (dir.), Glossae, gloses et commentaires de la Bible au Moyen âge, 2016 (permalink : ). Consultation du 20/09/2017.