<20.2817b> Prologus additionis correctorio Hugonis de Sancto Caro in tertio libro Esdrae

Numérotation du verset 3Esr. Prol.2817b,1 

De1 apocrypho Esdre. - ET FECIT IOSIAS PASCHA. Iste liber Esdre apocryphus. Non ita ad plenum potuit corrigi quia autentica eius ex ipso non potuit inveniri nisi quantum ex secundo Par. 35 et 36 et historia Esdre et Necraie et alia huius apocryphi translatione et ex libris antiquissimis et multis modernis potuit emendari. In quo tamen multa dubia in numeris et nominibus propriis remanserunt que propter contrarietatem Esdre et Neemie et aliam huius apocryphi translationem et modernos diversos emendari perfecte non possunt. a
a GUILLELMI BRITONIS (?) , Correctorium biblicum. Cf. RB-2817. ¶Nota : Le correctoire de 3Esr., ajouté à la fin de certains manuscrits du correctoire d’Hugues de Saint-Cher, après l’Apocalypse, critique, en les qualifiant de « ridicules », certaines leçons des bibles « modernes » adoptées non seulement par le texte parisien, mais aussi par la bible dominicaine de Saint-Jacques Ω et la Glose dominicaine de Pierre de Reims (W1112) ; cf. infra  : L’auteur de ce correctoire ne peut donc pas être Hugues de Saint-Cher, à moins d’admettre qu’il n’ait pas été suivi par ses propres confrères alors qu’il passe pour la cheville ouvrière de la réforme du texte biblique dominicain. Non seulement le correctoire d’Hugues de Saint-Cher (Cor1) ne traite pas 3Esr. mais encore il affirme que le premier livre d’Esdras (1-2Esr.) n’a pas pu être corrigé systématiquement, tant pour des raisons documentaires qu’en raison de la complexité du problème des noms propres. Un correctoire réduit à une série de noms propres aurait été illisible. D’où la remarque de l’auteur de l’addition : « Nous laissons de côté l’abondante multitude des noms propres de ce livre dont la correction prolixe serait très difficillement intelligible si tout n’était aussitôt et simultanément inséré dans le Texte » : « Copiosam nominum multitudinem in hoc libro dimittimus quia difficillime et prolixe eorum correctio intelligetur nisi omnia simul in Textu continuo scribentur » (Cor1 in 1Esr. 4:8 ; cf. Cor1L in 1Esr. 13). C’est bien la technique de l’apparat critique infrapaginal ou marginal, pourtant mise en oeuvre quelques années plus tard dans ΩJ (Cor3), qui manquait à Hugues de Saint-Cher dans les années 30-40.. Cette addition fait référence à une « alia translatio » qui est le versio altera éditée par Sabatier à partir de P111 dont le texte est également attesté par Tr621 ΩM et, dans une moindre mesure Claudius. On observe cependant que le texte cité par P3218 combine des leçons attestées par trois témoins (Voir par exemple Biblia communis, 3Esr. 1:23, apparat du texte), soit parce qu’ils auraient tous trois été consultés, soit parce que le correcteur a utilisé une recension intermédiaire de 3-4Esr. qui reste à identifier. Ce n’est donc que dans un second temps, probablement dans le dernier tiers du 13e siècle, devant la prolifération des copies de 3Esr. et son intégration dans les bibles des libraires de Paris que le besoin d’une correction drastique s’est fait sentir et a donné lieu à la rédaction de l’annexe contenu dans P3218, à la fin du correctoire d’Hugues. La datation paléographique du correctoire P3218 à la fin du 13e siècle, effectuée par Maria Gurrado (CNRS-IRHT) en 2022 ‘à l’aveugle’, c’est-à-dire sans avoir connaissance ni du contenu ni de la problématique historique, confirme cette hypothèse. L’attribution de cette partie du correctoire à Guillaume Le Breton est confirmée par le commentaire de Dominique Grima. Écrivant entre 1319 et 1345 env., Grima ne mentionne pas Hugues de Saint-Cher mais Guillaume le Breton (Brito) pour expliquer que 3Esr. commence à Et fecit Iosias, ce qui est confirmé par le Cor1P (P3218) édité ici. Il manque encore à notre démonstration la collation de ΩL ΩP avec les leçons de Cor1P et le commentaire de Nicolas de Lyre. [MM2023]
¶Codd. : Cor1 P = (f. 160ra) {MM2021} {MM2023}
1 De] Expliciunt correctiones Biblie praem. Cor1 P.

<20.2817b> Prologus additionis correctorio Hugonis de Sancto Caro in tertio libro Esdrae

Numérotation du verset 3Esr. Prol.2817b,1 
prol.| De1 apocrypho Esdre. - Et fecit Iosias Pascha. Iste liber Esdre apocryphus. Non ita ad plenum potuit corrigi quia autentica eius ex ipso non potuit inveniri nisi quantum ex secundo Par. 35 et 36 et historia Esdre et Necraie et alia huius apocryphi translatione et ex libris antiquissimis et multis modernis potuit emendari. In quo tamen multa dubia in numeris et nominibus propriis remanserunt que propter contrarietatem Esdre et Neemie et aliam huius apocryphi translationem et modernos diversos emendari perfecte non possunt.A a
a Guillelmi Britonis (?) , Correctorium biblicum. Cf. RB-2817.
¶Nota :
Le correctoire de 3Esr., ajouté à la fin de certains manuscrits du correctoire d’Hugues de Saint-Cher, après l’Apocalypse, critique, en les qualifiant de « ridicules », certaines leçons des bibles « modernes » adoptées non seulement par le texte parisien, mais aussi par la bible dominicaine de Saint-Jacques Ω et la Glose dominicaine de Pierre de Reims (W1112) ; cf. infra 3Esr. 1, 15  : L’auteur de ce correctoire ne peut donc pas être Hugues de Saint-Cher, à moins d’admettre qu’il n’ait pas été suivi par ses propres confrères alors qu’il passe pour la cheville ouvrière de la réforme du texte biblique dominicain. Non seulement le correctoire d’Hugues de Saint-Cher (Cor1) ne traite pas 3Esr. mais encore il affirme que le premier livre d’Esdras (1-2Esr.) n’a pas pu être corrigé systématiquement, tant pour des raisons documentaires qu’en raison de la complexité du problème des noms propres. Un correctoire réduit à une série de noms propres aurait été illisible. D’où la remarque de l’auteur de l’addition : « Nous laissons de côté l’abondante multitude des noms propres de ce livre dont la correction prolixe serait très difficillement intelligible si tout n’était aussitôt et simultanément inséré dans le Texte » : « Copiosam nominum multitudinem in hoc libro dimittimus quia difficillime et prolixe eorum correctio intelligetur nisi omnia simul in Textu continuo scribentur » (Cor1 in 1Esr. 4:8 ; cf. Cor1L in 1Esr. 13). C’est bien la technique de l’apparat critique infrapaginal ou marginal, pourtant mise en oeuvre quelques années plus tard dans ΩJ (Cor3), qui manquait à Hugues de Saint-Cher dans les années 30-40.. Cette addition fait référence à une « alia translatio » qui est le versio altera éditée par Sabatier à partir de P111 dont le texte est également attesté par Tr621 ΩM et, dans une moindre mesure Claudius. On observe cependant que le texte cité par P3218 combine des leçons attestées par trois témoins (Voir par exemple Biblia communis, 3Esr. 1:23, apparat du texte), soit parce qu’ils auraient tous trois été consultés, soit parce que le correcteur a utilisé une recension intermédiaire de 3-4Esr. qui reste à identifier. Ce n’est donc que dans un second temps, probablement dans le dernier tiers du 13e siècle, devant la prolifération des copies de 3Esr. et son intégration dans les bibles des libraires de Paris que le besoin d’une correction drastique s’est fait sentir et a donné lieu à la rédaction de l’annexe contenu dans P3218, à la fin du correctoire d’Hugues. La datation paléographique du correctoire P3218 à la fin du 13e siècle, effectuée par Maria Gurrado (CNRS-IRHT) en 2022 ‘à l’aveugle’, c’est-à-dire sans avoir connaissance ni du contenu ni de la problématique historique, confirme cette hypothèse.
L’attribution de cette partie du correctoire à Guillaume Le Breton est confirmée par le commentaire de Dominique Grima. Écrivant entre 1319 et 1345 env., Grima ne mentionne pas Hugues de Saint-Cher mais Guillaume le Breton (Brito) pour expliquer que 3Esr. commence à Et fecit Iosias, ce qui est confirmé par le Cor1P (P3218) édité ici. Il manque encore à notre démonstration la collation de ΩL ΩP avec les leçons de Cor1P et le commentaire de Nicolas de Lyre. [MM2023]
A ¶Codd. : Cor1 P = P3218 (f. 160ra) {MM2021} {MM2023}
1 De] Expliciunt correctiones Biblie praem. Cor1 P.



Comment citer cette page ?
Martin Morard et alii, ed., Glossa ordinaria cum Biblia latina (3Esr. Prologus additionis correctorio Hugonis de Sancto Caro in tertio libro Esdrae ), in : Sacra Pagina, IRHT-CNRS, 2024. Consultation du 15/04/2024. (Permalink : https://gloss-e.irht.cnrs.fr/php/editions_chapitre.php?id=liber&numLivre=20&chapitre=20_Prol.2817b)

Notes :